Costa Rica

Un peu de fraicheur à Monteverde

Après une semaine sur la côte Pacifique, nous prenons un peu de hauteur en nous dirigeant vers les montagnes de la région de Monteverde.
 
Depuis Quepos, il faut d’abord prendre un premier bus jusqu’à Puntarenas puis un second jusqu’à Santa Elena. Malheureusement, il y a peu de bus qui montent jusque là. En arrivant à 11h à Puntarenas, nous devons attendre celui de 13h30… Il fait une chaleur à crever, pas de réelle station de bus (sans clim j’entends), uniquement des bancs longeant la route, à peine à l’ombre. On essaye donc de faire du stop, pour optimiser le temps dira-t-on…. sans succès cette fois ! On devra attendre l’heure dite. Après 3 heures de route, dont la moitié en terre, nous atteignons enfin le petit village de Santa Elena. Il fait effectivement bien plus frais que sur la côte et ça fait du bien ! Une ambiance particulière se dégage de la ville, comme une atmosphère de station de ski. On s’y sent très vite bien.
 
Monteverde ou Santa Elena ?
Pour être honnêtes, on a hésité jusqu’au dernier moment. Ce sont des réserves similaires abritant la même faune et la même flore. Les principales différences sont le prix et l’affluence : 22$ l’entrée à Monteverde contre 16$ à Santa Elena. La première étant la plus réputée, elle est souvent bondée et il faut même parfois attendre dehors que les premiers visiteurs de la journée aient terminé leur balade pour y entrer ! À l’inverse, vous rentrerez à Santa Elena sans problème.
La deuxième différence est leur emplacement. La réserve de Monteverde est située derrière les montagnes, ce qui la protège du vent. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons décidé de nous rendre à celle-là. Le proprio de notre auberge nous a averti des vents violents qui touchaient la région quand on y était. En allant au parc Santa Elena, nous n’aurions vu que très peu d’oiseaux ! Or, notre but premier en venant jusqu’ici était d’apercevoir le quetzal, faute de l’avoir vu au Guatemala ! On nous a donc suivi ses conseils et on n’a pas regretté ! On vous raconte tout ça !
 
Le lendemain, on règle les réveils aux aurores pour pouvoir attraper le premier bus public pour nous rendre à la réserve de Monteverde. Par gentillesse, le proprio accepte de nous préparer le petit-déjeuner avant l’heure prévue pour que l’on puisse partir avec quelque chose dans le ventre ! Trop sympa !
6h15 : on monte dans le bus pour le parc qu’on atteint en une vingtaine de minutes. La réserve n’ouvrant qu’à 7h, nous devons attendre devant. C’est à ce moment que nous faisons la connaissance de Claire, une Bordelaise en vacances au Costa Rica. Très vite, le courant passe et nous échangeons nos numéros de téléphone pour se recroiser en France. Elle propose même de nous aider pour notre projet d’installation à Bordeaux à la rentrée prochaine. Une aubaine !
 
À l’ouverture du parc, on passe au guichet pour payer notre ticket d’entrée. Suivant les conseils de Justyne, une Belge rencontrée à Quepos lors de notre dernière étape, on utilise la carte étudiante de Christophe (périmée depuis 3 ans) pour profiter de la réduction : 10$ Vs 22$, ce n’est pas négligeable ! Ils regardent à peine, alors on en profite ! On donne également notre voucher pour le guide que nous avons réservé la veille via l’intermédiaire de l’auberge : 15$/personne. Ce n’est pas donné (mais rien n’est donné au Costa Rica) et puis nous voulons être sûrs de voir le quetzal !
 
Notre groupe est composé d’une petite dizaine de personnes, la plupart américaines (ils sont partout ici, c’est dingue !). Notre guide parle très bien anglais et semble passionné par son travail, toutes les conditions sont réunies pour que l’on passe une bonne journée ! Nous partons donc à la découverte de cette grande jungle sauvage. Cette réserve de forêt tropicale, aussi appelée « cloudy forest », jouit d’un microclimat particulier. La température moyenne est de 18 degrés et l’humidité très forte. Il tombe en moyenne 2,50 mètres de pluie chaque année, ce qui explique la couleur verte dominante de la forêt. Les arbres sont souvent enveloppés d’une sorte de brouillard, d’où son nom. Cela lui confère une atmosphère mystérieuse et ténébreuse à la fois.
Nous nous engageons dans le premier sentier qui part sur la droite après l’entrée et découvrons les nombreux arbres épiphytes de la réserve, ces arbres formés à partir d’autres arbres, le plus souvent en hauteur. C’est assez impressionnant !
 
Au bout de près de 2 heures de visite, nous avons pu observer de nombreux types d’arbres, quelques oiseaux mais toujours pas le quetzal… L’heure tourne et nous commençons à stresser de ne pas le voir. Le guide décide de se rapprocher de l’entrée pour bifurquer vers un autre sentier. Quelques mètres plus loin, on aperçoit la queue du quetzal ! Ça y est, on est au taquet ! Il est rentré dans un nid et seule sa longue queue dépasse. Elle peut en effet mesurer jusqu’à un mètre, difficile de la cacher ! Un passionné est là depuis plus d’une demi-heure, attendant qu’il sorte de sa cachette. Puis soudain, il s’envole sur une branche voisine. Ça y est, on peut l’observer de tout son long ! Il est magnifique avec son plumage bleu et vert ! Il attend sa belle pour lui faire la cour. La voilà qui arrive. On peut maintenant les admirer tous les deux, c’est magique ! Il sont assez proches et on peut les distinguer à l’œil nu ! Après tous ces efforts, c’est un grand moment pour nous de pouvoir l’approcher ! Un des ces moments qui marque notre voyage et qui le rend encore un peu plus unique ! ️
Minute culture : 
Oiseau somptueux dont la queue peut mesurer jusqu’à un mètre, le quetzal se caractérise par son plumage aux reflets bleus et verts. Autrefois, il était considéré comme l’oiseau roi pour les Mayas. Son surnom : « le serpent à plumes » à cause de sa longue queue.
La légende raconte qu’il serait le seul oiseau à se laisser mourir si on l’enfermait dans une cage. D’où la symbolique de la liberté pour les Mayas ! 
 
Au terme des 3 heures de visite guidée, on décide de continuer la balade dans le parc pour se rendre notamment au fameux pont suspendu de la réserve. Sur le chemin, on aperçoit d’autres quetzals, mâle et femelle. Qu’ils sont beaux ! Au total, on aura vu pas moins de 5 quetzals dans la réserve ! On est comblés !
 
On termine la journée en nous rendant au café Colibri pour observer, comme son nom l’indique, les colibris qui ont élu domicile près du restaurant. C’est toujours très impressionnant de voir à quelle vitesse ils battent des ailes : plus de 80 battements par seconde !
 
Tips Monteverde :
  • Si vous n’avez pas de voiture (comme nous), préférez dormir au village de Santa Elena, c’est ici que se trouve la majorité des boutiques et restaurants ainsi que la station de bus ! 
  • Il existe des réductions pour entrer à la réserve de Monteverde. Si vous avez une carte étudiante (périmée ou non d’ailleurs – on reconnaît bien là les Français !), vous ne paierez que $10 ! Ça vaut le coup !
  • On vous conseille fortement de prendre un guide pour explorer la réserve de Monteverde. Ils ont l’œil et vous permettront de voir beaucoup d’animaux ! Réservez-le auprès de votre auberge la veille de votre visite.
  • Pour vous rendre au parc de Monteverde en bus public (bien moins cher que les navettes), il faudra l’attendre devant la boulangerie à 6h15. Le suivant étant à 9h, vous prenez alors le risque de ne pas entrer dans la réserve !
  • Si vous vous rendez à Puntarenas depuis le village de Santa Elena, notez que le dernier bus de la journée est à 6h du matin ! Arrivez assez en avance à la station de bus (entre 30 et 45 minutes) pour acheter votre billet car les places partent très vite !
 
Bonnes adresses Santa Elena :
  • Auberge « Sleepers Sleep Cheapers Hostel » : située entre les restaurants et la gare de bus, elle offre des chambres confortables, de l’eau chaude, un excellent wifi et une cuisine toute équipée ! Le proprio est une crème et donne de très bons conseils pour visiter les réserves naturelles de la région !