Costa Rica

Sur la côte pacifique : de Bahia à Manuel Antonio

Après une journée à flâner à San José (mercado central, théâtre national, achat de lunettes de soleil et retrait d’argent), nous voilà en route pour la côte Pacifique ! Pour le premier trajet au Costa Rica, on décide de ne pas s’embêter et de prendre un « beau bus », c’est-à-dire un bus qui part à l’heure, avec clim et sièges inclinables ! On est au top et déjà bien loin du Guatemala ! Bye bye les chicken bus bondés qui s’arrêtent (trop) régulièrement (les voyageurs guatémaltèques se reconnaîtront) !
 
Des baleines au parc Marino Ballena ? 
Nous atteignons Uvita en moins de 4 heures. De là, il faut encore marcher une bonne demi-heure pour arriver à Bahia. Bien loin de ce qu’on s’imaginait, Bahia est un minuscule village avec 1 ou 2 supérettes, quelques agences d’excursions (assez cachées il faut le dire) et c’est tout ! On vient ici pour profiter des immenses plages et du parc Marino Ballena. Pour notre part, on vient pour admirer les baleines à bosse qui mettent bas dans la baie à cette période de l’année. Pour une fois, on est en plein dans la haute saison (début mars) !
 
Pour cette première étape costaricienne, on rejoint Olivia & Jacques, les amis de Manue rencontrés par hasard au Guatemala ! Quand on les avait quittés il y a 3 semaines, le petit Foucault marchait encore à 4 pattes. Aujourd’hui, on le retrouve gambadant un peu partout ! Après un tour sur la plage qui se trouve à 2 pas de notre auberge, on passe la soirée ensemble, discutant de leur expérience au Costa Rica et de nos projets d’installation à Bordeaux.
 
Le lendemain, on se lève aux aurores pour profiter de la marée basse et aller se promener sur la queue de baleine de la baie. Malheureusement, notre drone ayant rendu l’âme au Guatemala, nous ne pouvons pas prendre de photo d’en haut mais d’après notre ami Google images, ça a vraiment l’air d’une queue de baleine vu du ciel ! Nous resterons donc à des considérations terrestres. La plage est immense, ourlée de palmiers sur tout son long. C’est superbe ! C’est typiquement l’image qu’on avait du Costa Rica : ça y est, on y est !
 
En revanche, on va être honnête, on est assez déçus du reste du parc ! On s’attendait à des sentiers de randonnées et quelques animaux mais à part un chemin qui longe la plage dans la forêt, il n’y a pas grand chose ! Payer 6$/personne pour l’entrée est assez cher ! Heureusement Olivia et Jacques nous ont donné la combine : étant donné que le parc n’est pas totalement fermé, il suffit de ne pas entrer par l’un des postes de sécurité.
 
On passe le reste de l’après-midi à la piscine de notre auberge à espérer avoir fait le bon choix pour l’agence avec laquelle nous allons passer pour l’excursion de baleines le lendemain. On nous prévient que c’est déjà la fin de la saison des baleines et qu’on risque de ne pas en voir… C’est un peu la douche froide car nous sommes venus ici spécialement pour voir les baleines, pensant être en pleine saison (le guide du Routard prétend que c’est jusqu’à avril). Après notre échec en Australie en Juillet dernier, on a vraiment envie d’en voir ! On croise donc les doigts !
 
On a RDV à 8h30 devant notre auberge avec l’agence Dolphins Tours. Très bien notée sur Tripadvisor, elle propose des excursions en petit nombre (une dizaine par bateau) et respectueuse des animaux marins. On a réussi à négocier 65$/personne incluant l’entrée du parc (les fameux 6$), le prêt de l’équipement de snorkelling, de l’eau et des fruits (ananas et pastèque). Après un brief global à l’agence, on embarque dans le bateau. Nous sommes 8. Un premier stop snorkelling est prévu assez rapidement. Bon, on ne va pas se mentir… on est loin de la Polynésie, de son eau turquoise et de son aquarium naturel. Ici, l’eau est plutôt trouble et on ne voit que quelques poissons « banals ». Mais on n’est pas venus pour ça donc on ne s’attendait pas à grand chose.
 
Au bout d’une bonne demi-heure de trempette, on remonte à bord et on part à la recherche des baleines. Les capitaines des différents bateaux communiquent via des talkies-walkies mais malgré tous leurs efforts, on ne verra rien aujourd’hui… mis à part les ailerons et les queues de quelques dauphins. Deuxième tentative de voir des baleines (la première était en Australie) et deuxième échec ! Jamais 2 sans 3 comme on dit !
Heureusement, on a quand même droit à un show de raies pastenagues sautantes ! On avait encore jamais vu ça ! Elles sortent de l’eau et vrillent en l’air à plus d’un mètre de la mer ! C’est assez impressionnant !
Nous rentrons après 2h30 d’excursion un peu penauds. Mais sur la route du retour à l’auberge, on passe devant des stands de souvenirs et autres. Et devinez quoi ? Accrochés en plein soleil, une dizaine de paréos ronds n’attendant que nous (enfin surtout moi vu que ça fait 1 an que j’en cherche ! Ce n’est pas faute d’avoir écumé pas mal de plages du monde ! De quoi me redonner du baume au cœur !
 
On entame ensuite notre trajet pour Quepos… en stop ! Seulement 60km séparent les 2 villes, alors on tente notre chance ! Assez rapidement, on trouve un 4×4 qui nous emmène à Uvita, sur la route principale. On enchaîne après avec 3 autres véhicules et on arrive à Quepos en moins de 2 heures (moins que le bus !). Sur place, il faut encore trouver une auberge. Je pars faire le tour des 2-3 hôtels du centre-ville. Je succombe assez rapidement au « Wide Mouth Frog Hostel » qui offre une cuisine partagée et une piscine pour 18 000 colons/nuit.
 
Le plein d’animaux au parc Manuel Antonio
Pour notre première journée à Quepos, on décide de passer la journée à la plage de Biesanz. Inscrite dans le guide du Routard, elle nous a aussi été conseillée par des locaux hier (lors de nos nombreuses voitures en stop). On se dit alors que c’est une valeur sure. Pour s’y rendre, on choppe le bus qui fait la navette entre Quepos et Manuel Antonio (le même qu’on prendra le lendemain pour nous rendre au parc) : 335 colons/personne. Il faut s’arrêter sur le chemin (bien le préciser au chauffeur) et descendre la longue route jusqu’à la plage. Là encore, on préfère faire du stop, la route n’ayant pas de trottoirs. Depuis la rue, on accède ensuite à un petit chemin aux gros cailloux descendant à la mer. En levant la tête, on aperçoit des singes hurleurs. Ils sont là, en bande, à se balancer d’arbre en arbre. C’est assez magique de pouvoir en observer en pleine nature !
La plage est assez jolie, en forme d’arc de cercle. Les palmiers du fond permettent d’apporter un peu d’ombre, indispensable si on ne va pas cramer ! Sinon il y a toujours les transats et parasols à 15$ la journée mais très peu pour nous (#budget #budget #budget) !
On passe l’après-midi à buller, faire trempette et tenter d’observer des petits poissons, la plage étant réputée pour ses fonds marions. Je ne sais pas si c’est nous qui devenons difficiles mais là encore, il n’y a pas grand chose…
 
Le lendemain matin, on règle les réveils à 5h pour s’assurer d’arriver dans les premiers au parc Manuel Antonio. Suite aux conseils de notre auberge, nous avons acheté nos billets la veille à la banque Coopealianza de Quepos. Sinon, le jour même, il faut faire la queue pour acheter le billet puis refaire la queue pour entrer dans le parc. Étant donné qu’il y a un nombre limité de visiteurs par jour, vous n’êtes pas garanti d’entrer !
 
Des bus entre Quepos et le parc Manuel Antonio font la navette toutes les 15 minutes à partir de 5h du matin pour 335 colons/personne. En prenant celui de 5h45, on arrive à 6h10 dans la file et on est dans les 30 premiers. Ouf, on sera sûrs de rentrer ! La veille, on a entendu des voyageurs qui se sont fait refouler parce qu’ils n’avaient pas acheté leur billet en avance et ont dû faire les 2 queues pour finalement se voir refuser l’entrée… Le parc n’ouvrant qu’à 7h, on a le temps de voir la queue s’étendre de plus en plus et profiter de notre place dans les premiers !
 
L’entrée se fait dans le calme. Après avoir validé nos tickets, on doit encore passer à la fouille des sacs. Aucun snack (paquet de chips ou gâteaux) n’est toléré dans le parc pour ne pas tenter les touristes mal intentionnés qui voudraient nourrir les animaux. Heureusement, nous avons prévu le coup et emporté une salade de pâtes. La fille devant nous, elle par contre, ne devait pas être au courant car elle s’est fait vider son sac d’Oreo ! En même temps, quelle idée de prendre 15 paquets de gâteaux pour une journée ?!
 
Le parc est très bien balisé et une dizaine de sentiers ont été créés. Attraction n°1 du Costa Rica, Manuel Antonio est classé parc national depuis 1972. Il concentre pas moins de 110 espèces de mammifères dont les célèbres paresseux, 340 espèces d’oiseaux et 240 espèces sous-marines ! Bref, il y en a pour tous les goûts, à condition de les voir ! Pour cela, beaucoup de guides offrent leur service à l’entrée du parc. On a entendu dire qu’il était assez facile de débusquer les animaux, alors on a fait l’impasse.
 
Le premier sentier est commun et permet d’observer les singes et les paresseux. On aperçoit même une biche ! Les guides, armés de leur télescope, permettent aux groupes de bien voir les animaux. Il suffit alors de s’approcher discrètement et de regarder dans la même direction que tout le monde ! Malinx le lynx !
On décide ensuite de s’éloigner un peu des touristes pour nous enfoncer dans la forêt tropicale. On y croise un colibri, un papillon morpho, superbe quand il s’envole, tout de bleu vêtu, des iguanes et à nouveau un paresseux ! Il est là, accroché à son arbre, s’étirant de tout son long pour grimper de branche en branche. Le culte du paresseux n’est vraiment pas qu’une légende : il se déplace réellement trèès doucement !
 
Minute culture : 
Le paresseux ne descend qu’une fois par semaine de son arbre pour faire ses besoins. C’est à ce moment-là qu’il est le plus en danger devenant une proie facile pour ses prédateurs à 4 pattes ! 
 
En plus de sa forêt tropicale (dont une portion de forêt primaire ou vierge) et de ses mangroves, le parc compte parmi les plus belles plages du pays ! On se dirige donc vers l’une d’entre elles : Playa Gemelas, située à l’extrémité nord-ouest du parc. Sable fin aux allures de criques, c’est l’endroit idéal pour casser la croûte en compagnie de nos amis les iguanes !
 
On continue ensuite vers le mirador Puerto Escondito un peu plus loin. Pour y accéder, il faut descendre 144 marches mais le point de vue vaut vraiment le coup !
 
On termine la journée en se baignant à la belle plage Manuel Antonio. Abritée dans une baie, son eau est chaude et calme. On prend plaisir à troquer les chaussures de marche contre les maillots de bain vu la chaleur écrasante !
 
En sortant du parc, on tombe à nouveau sur un paresseux. Il est seulement à quelques centimètres de nous, c’est incroyable de le voir de si près ! Il a l’air d’hésiter entre continuer sur sa feuille de palmier ou bifurquer sur une branche plus solide. C’est assez drôle !
On rentre enchantés de cette journée animalière. Même sans guide, nous avons pu observer de nombreux animaux et en particulier le paresseux, sans conteste notre préféré ! Pour être honnêtes, on s’attendait à plus de monde (au vu de ce qu’on nous avait dit) mais en bifurquant dans les sentiers parallèles, on s’éloigne rapidement de la foule ! Bref, on a adoré ce parc et on le recommande à tous !
 
Tips Parc Manuel Antonio :
  • Où dormir près du parc Manuel Antonio ? 2 options s’offrent à vous :
  1. le petit village de Manuel Antonio : le parc est accessible à pied mais les hébergements sont assez chers. Le petit plus : un accès direct à la plage !
  2. le village de Quepos : moins cher que Manuel Antonio. En revanche, il vous faudra prendre une navette pour aller au parc (335 colons/personne). La ville n’a pas grand intérêt mais semble pratique en terme de transport si vous n’êtes pas véhiculés.
  • On vous conseille d’acheter votre billet d’entrée au parc la veille de votre visite, à la banque Coopealianza , juste à côté du supermarché Pali. Cela vous évitera de faire la queue 2 fois au parc !
  • Ils fouillent les sacs à dos à l’entrée du parc, aucun snack n’est permis ! On vous conseille de vous faire une salade (ça c’est accepté) pour calmer votre faim dans la journée. Sinon ça sera à la buvette du parc mais les prix grimpent vite !
Bonnes adresses Quepos :
  • « Wide Mouth Frog Hostel » : auberge très bien située dans le centre de Quepos et à côté du terminal de bus. Elle offre cuisine partagée et piscine et l’ambiance y est vraiment bonne ! On peut même commander au restaurant accolé « La Cocina » !