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Une nuit sous les étoiles de Wadi Rum

Jour 8 & 9 : Wadi Rum 
Difficile de planifier un voyage en Jordanie sans passer par le célèbre Wadi Rum.
Au même titre que Pétra ou que la mer Morte, le désert du Wadi Rum figure parmi les sites mondialement connus du royaume hachémite.

Impossible donc de passer à côté. Après 2 jours de visite intense de Petra, nous voilà partis en direction du sud du pays, à proximité de la frontière avec l’Arabie Saoudite. Nous prenons la route en fin d’après-midi du jour 7 et arrivons de nuit à l’entrée du désert, au visitor’s center. Heureusement, nous avions réservé un tour avec l’association « Bédouin Friends ». Les échanges pour organiser ce trip ont été courts, on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre. On a juste la garantie d’une excursion hors des sentiers battus, dormant dans de vrais camps bédouins (c’est-à-dire loin des camps en « dur », installés à l’année dans le désert, le transformant en station touristique).

Il fait nuit noire quand notre contact vient nous chercher sur le parking du Visitor Center. On échange quelques mots avec notre interlocuteur pour s’assurer qu’il s’agit de la bonne personne. Après confirmation, nous montons dans la Jeep, laissant notre voiture de location sur place (c’est ce que fait la plupart des touristes).

Et là, l’aventure commence ! La nuit est bien installée dans le désert et nous ne voyons rien sur la « route ». Quelques spots lumineux nous indiquent les fameux camps en dur, pour des expériences tout confort, bien loin de ce que nous recherchons.
Après 1/2 heure de route, nous arrivons à notre camp. Il s’agit en fait d’un renfoncement dans la roche qui permet de se protéger du vent. Quelques matelas et grosses couvertures sont installés pour la nuit. Au milieu, un feu illumine notre palace. On voulait de l’aventure, on est servis !!
Pour nous accompagner sur ces 2 jours d’excursion, un guide (assez jeune) et un cuisinier. On fait aussi connaissance avec une autre touriste qui fera le tour avec nous : Laurence. Une jeune retraitée en voyage au long cours (3 mois) au Moyen-Orient afin de perfectionner ses connaissances sur la situation géo-politique si particulière de la région.
Après un dîner à la bédouine, préparé sur le feu, nous préparons nos lits pour la nuit. Les couvertures sont bien épaisses, on ne devrait pas avoir froid. Une belle nuit à la belle étoile nous attend.

On se réveille le lendemain matin en ayant étonnement bien dormi. Aucun bruit, les rayons du soleil comme seule lumière. On adore !
Nous plions bagages (couvertures, matelas, sac à dos) après un petit-déjeuner de roi : thé à la menthe, confiture, miel, fromage blanc, houmous et pain pita réchauffé à la braise.
Comme mentionné précédemment, nous avons choisi une « vraie association bédouine », qui installe et désinstalle son camp matin et soir, ne laissant aucune trace derrière elle. Il y a donc ni toilettes, ni électricité, ni eau courante (contrairement au camp en dur, installés à l’année dans le Wadi Rum…).

Nous partons nous balader dans le désert avec notre guide pendant que le cuisiner termine de ranger le camp. Sur le chemin, on découvre canyon, falaises de gré, dunes de sable, arches naturelles : le Wadi Rum regorge de petites pépites !
On apprend que le terme « wadi » signifie vallée/canyon en arabe. On en retrouve d’ailleurs un peu partout en Jordanie.

Après plus d’une heure de marche, on atteint un arche un peu particulier. L’arche Umm Fruth est une formation naturelle où il est possible de grimper au sommet en quelques minutes (attention à ne pas glisser !).
Juste à côté, une tente de bédouins propose de prendre le thé gratuitement. Une coutume dans le pays. On ne se fait pas prier et on s’installe sur les matelas. On observe les hommes bédouins en pleine conversation. Encore des hommes, on croise très peu de femmes en Jordanie !

L’après-midi, nous continuons d’arpenter les canyons et de nous balader dans le désert. Le programme n’a pas l’air bien préparé (on se demande même si notre guide sait jusqu’à quand on reste) : nous nous laissons voguer au gré du vent (et des envies de notre guide, il faut le dire).
Le soir, nous installons notre camp pour la nuit dans une « grotte » un peu moins abritée que la veille. Arrivés vers 16h, nous avons le temps d’admirer le coucher du soleil. Un moment magique où aucune pollution lumineuse ne vient altérer les couleurs incandescentes du ciel.
Dès que le soleil se couche, la fraîcheur réapparaît ! Heureusement que le feu de camp et les couvertures sont là pour nous réchauffer ! D’autres touristes (un couple et un enfant) nous rejoignent pour la nuit. Amoureux des voyages, ils emmènent leur petite fille de 2 ans 1/2 partout où ils vont. Une mentalité qu’on aimerait garder pour notre future famille.

Pour notre dernier jour dans le désert, nous atteignons un mirador pour jouir d’une vue imprenable sur les montagnes environnantes. Au loin, la frontière avec l’Arabie Saoudite. On aurait bien fait voler notre drone mais on ne va pas prendre de risque !
Le panorama est de toute beauté, les rayons du soleil accentuant la couleur rouge de la roche. Un autre souvenir mémorable de notre virée dans le désert !
On redescend pour le déjeuner, dernier moment avant de reprendre la route vers la civilisation.
Entre aventure insolite, rencontres humaines et richesses naturelles, le Wadi Rum aura tenu toutes ses promesses !

Vivre au rythme du soleil, se lever tôt, observer le ciel étoilé, suivre les pas dans le sable, dévaler les dunes, traverser les canyons : voici notre quotidien durant ces 2 jours dans le Wadi Rum. Une vraie parenthèse enchantée.

Dormir à la belle étoile restera aussi l’un de nos meilleurs souvenirs de Jordanie !