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Escapade au Honduras pour visiter les ruines maya de Copan

Nous partons maintenant pour une virée au Honduras, à Copan plus précisément. Le village est particulièrement connu pour ses ruines maya. Inscrites au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, elles valent le coup d’œil pour les hiéroglyphes qui ont été très bien conservés !
Depuis Antigua, c’est un vrai périple pour y arriver ! Il nous faudra pas moins de 5 moyens de transport différents et près de 8 heures de trajet ! Nous avons d’abord RDV avec la compagnie Litegua à 9h30. Un premier mini-van nous emmène à Ciudad Guatemala où nous devons attendre un deuxième bus 1h30 plus tard… On en profite pour acheter de quoi grignoter pour la journée mais on doit se contenter de la mini tienda du coin (elle est vraiment au coin de la rue) pour acheter un paquet de chips et un coca (le déjeuner par excellence du voyageur ! 

Ensuite, un deuxième mini-van nous emmène dans une autre agence Litegua à la sortie de la ville pour qu’on monte enfin dans le bus qui nous emmènera jusqu’à Jocotan. De là, on reprend un collectivo pour arriver jusqu’à El Florido, la frontière. Il est presque 17h quand on se présente à la douane. On est contents de traverser la frontière de jour (on ne sait jamais) ! Une simple banalité, on passe côté hondurien en moins de 5 minutes en ayant quand même payé la taxe d’entrée de 3$/personne (payable en quetzal si nécessaire). On arrive au Honduras et on doit encore attendre que le collectivo se remplisse pour rejoindre la ville de Copan. Il est 18h quand nous arrivons enfin à notre hôtel ! 

Le lendemain matin, nous réglons les réveils à 7h30 pour arriver à l’ouverture du site et ainsi éviter la horde de touristes et les fortes chaleurs. À peine 20 minutes séparent la ville des ruines, c’est donc tout naturellement à pied que nous nous y rendons. Après nous être acquittés des droits d’entrée (15$/personne) et du guide français (15$/personne), nous pouvons enfin entamer la visite. Nous sommes d’abord accueillis par des aras, ces perroquets au plumage rouge et bleu. Ils sont magnifiques ! Le guide nous explique qu’au départ, il n’y avait qu’un mâle et une femelle. Aujourd’hui, ils seraient plus d’une cinquantaine aux abords du site ! Des nids et des mangeoires sont installés à l’entrée du parc, il est donc facile de les observer ! À l’époque, l’ara était le symbole du soleil pour les Mayas. Par opposition, le jaguar était le symbole de la nuit, en référence à ses tâches noires.

L’histoire du site débute en 426 lorsqu’un roi, venu de Tikal au nord du Guatemala, vint s’installer ici et organiser la ville. On découvre alors les sites cérémoniels religieux ainsi que la résidence du roi. Le guide nous montre également le système de drainage pour évacuer les eaux qui est d’origine et qui semble être encore très efficace !

Un peu plus loin, on accède au terrain du jeu de pelote. C’est un jeu bien connu des Mayas. On le retrouve également sur les sites de Chichen Itzá ou d’Uxmal au Mexique. Le jeu opposait 2 équipes qui devaient taper les 3 têtes de perroquets présentes sur la partie supérieure du terrain. Pour se lancer la balle qui pesait plus d’un kilo, les joueurs devaient utiliser leurs coudes, leurs hanches ou leurs genoux. En revanche, pour marquer les points, ils utilisaient une raquette. Un détail totalement omis sur les sites mexicains mais qui semble indispensable pour pouvoir atteindre les têtes de perroquets, bien trop hautes à la seule force des articulations ! Au terme du jeu, un des chefs était sacrifié mais l’incertitude subsiste quant à savoir si c’était le perdant ou le gagnant !

En continuant la visite, on arrive au niveau du bâtiment principal, celui qui abrite les fameux hiéroglyphes. Ayant profité des très bonnes conditions climatiques (forte chaleur et peu de pluie), ils sont encore très bien conservés ! À ce moment-là, on est bien contents d’avoir pris un guide car sans ses explications, nous serions sûrement passés à côté du site ! Il nous explique le système très précis du calendrier maya (celui-là même qui avait prédit la fin du monde le 21 décembre 2012…, en tout cas la fin d’un cycle !), les détails des visages des rois, le système de passation de pouvoir entre le père et le fils, etc. C’est très intéressant !

Minute culture : 
À l’époque maya, la monnaie d’échange était la fève de cacao. Elle était bue uniquement par la noblesse, une seule fois par an avant la saison des pluies pour porter chance. Lors de la colonisation, les Mayas proposait du chocolats aux espagnols en leur disant : « chocolate ». Cela signifiait « attention c’est chaud ! ». Les espagnols pensaient alors qu’ils leur précisaient simplement le nom de la boisson : « chocolate ». D’où le nom actuel !

Le site n’est pas immense et les pyramides pas très élevées (contrairement à Tikal par exemple) mais sa renommée repose sur les hiéroglyphes qui permettent de mieux comprendre la vie maya de l’époque et les différentes phases du règne. Aujourd’hui, on estime que le déclin de Copan a eu lieu en 821 lors d’une révolte du peuple contre le roi suite à une période de sécheresse et de déforestation.

Après plus de 2 heures de visite, nous nous dirigeons maintenant vers le « Macaw Mountain ». En négociant à 20 QTZ l’aller en tuk-tuk, on arrive à destination. Cette réserve d’oiseaux recueille et soigne les animaux blessés avant de les remettre en liberté. On peut approcher différentes sortes de toucans, de perroquets et même de chouettes ! 10$/personne l’entrée peut paraître un peu élevé pour ce genre de réserve mais on a voulu rentabiliser notre passage au Honduras et ne pas visiter uniquement les ruines !

Il est 13h quand nous redescendons à Copan. On découvre alors une jolie ville aux rues pavées et aux maisons colorées. Le zocalo (place centrale) est superbe avec ses palmiers et son église blanche fièrement dressée au milieu. En revanche, on est assez déçus du nombre de restaurants « potables » de la ville. On s’attendait à une zone un peu plus développée touristiquement ! On peine donc à trouver un restaurant qui propose (ou accepte) des plats végétariens. Au Honduras, ils n’ont pas l’air de connaître ce mot !

On tombe finalement sur une perle qui nous annonce : « dites-moi ce que vous voulez, et je vous le prépare ! ». Que demandez de plus ?

 Se sentant à l’aise (il faut dire qu’ils sont aux petits soins, ils sont même allés acheter du Nutella pour aller avec mes pancakes ! Une crème je vous dis ! ), on passe l’après-midi là-bas.

On a d’ailleurs tellement aimé ce petit resto qu’on décide d’y retourner pour le petit-déj le lendemain (quitte à se lever plus tôt, incroyable pour moi !) avant de prendre la longue route pour atteindre Livingston au Guatemala.

Voilà, notre escapade au Honduras est déjà terminée ! Je ne sais pas si c’est parce qu’on a un coup de cœur pour le Guatemala, mais on est contents de rentrer !


Tips Copán :

  • Difficile de retirer de l’argent au Honduras (comme au Guatemala), donc essayez de changer des billets à la frontière pour ne pas être embêté à Copan. Sinon, il est souvent possible de payer en carte dans les restaurants (mais pas dans les hôtels) ou en quetzal, pour le collectivo notamment.
  • On vous conseille de prendre un guide pour un guide pour la visite des ruines de Copán. Sans lui, on serait sans doute passés à côté du site ! Il y a très peu voire pas de panneaux explicatifs et la signification des hiéroglyphes ne s’inventent pas ! 

Bonnes adresses Copán : 

  • Restaurant « La Casa de todo » : à deux pas du Parque central, voici une bonne adresse pour manger local ou international. Le cadre dans la petite cour est très sympa ! Prix corrects.
  • Restaurant « Casa Gabriela » : cet hôtel/restaurant est notre coup de cœur de Copán ! La gérante est une véritable crème et se pliera en 4 pour satisfaire vos souhaits. La cuisine est très bonne et le cadre très sympa aussi !

Trajet Antigua-Copan :

  • Antigua-El Florido : avec la compagnie de bus Litegua125 QTZ/personne. Départ à 9h30 (il faut y être 30 minutes avant) devant l’agence Litegua à Antigua (à l’intersection de la 3a Calle Poniente et de la 4a Calle Poniente, à la sortie de la ville, devant la fontaine). Un premier minivan nous emmène d’Antigua à Ciudad Guatemala (1h30 de trajet selon le trafic). Ensuite, on attend le second bus à la station de bus Litegua pour nous emmener à Jocotan (4h de route). De là, on change pour un collectivo pour (enfin) arriver à El Florido (la frontière) en 45 minutes.
  • ✔️ les 125 QTZ/personne correspondent au trajet total, incluant les stops et les changements de bus. Un seul billet. 6h de transport environ.
  • El Florido-Copan : après avoir passé le poste de frontière (et payer les 3$/personne de droit d’entrée au Honduras), il faut prendre un collectivo (7 QTZ/personne) pour rejoindre la ville de Copan en 30 minutes. ⚠️ le dernier collectivo part vers 18h. Après, il faudra faire du stop !