guatemala

Direction le centre du pays : Coban & Lanquin

Nous quittons la région du Petén pour le centre du pays, à Coban. Grande ville de près de 150 000 habitants, elle n’a pas grand charme. En revanche, c’est un bon camp de base pour découvrir la région : cascades Semuc Champey, finca de café ou biotope à la recherche du quetzal.

Balade dans le biotope du quetzal

Après un trajet assez long en bus de 6 heures (heureusement on a pris en shuttle, notre porte-monnaie s’en souvient : 125 QTZ/personne !), on arrive enfin à destination. La ville n’a effectivement pas beaucoup d’intérêt mais notre auberge est top ! Le proprio y est pour beaucoup en répondant à toutes nos questions et en nous donnant les bons plans !

En nous installant, on entend des voix françaises dans la cuisine. En un coup d’œil, il me semble apercevoir Olivia, l’une des très bonnes amies de Manue ! Improbable ! Je me souviens alors qu’elle est aussi en voyage au long cours en Amérique centrale avec son mari et son bébé. Que le monde est petit ! On se claque la bise et on se raconte toutes nos pérégrinations 😊

Le lendemain, on décide de se rendre au biotope du quetzal, situé à une heure de Coban. L’objectif est bien d’apercevoir ce petit oiseau à longue queue, emblème du pays. Il paraîtrait qu’il est facile de l’observer sur le parking du « Ranchitos del Quetzal », un hôtel qui fait aussi parc.

En arrivant à 8h, on passe donc y faire un tour. Le guide nous explique qu’il vient tous les jours manger en haut de l’arbre. Pour le moment, la place est prise par le toucan. Il faudra revenir plus tard. On en profite pour aller se balader dans le biotope, à quelques mètres de là. 40 QTZ/personne et 3 heures de marche plus tard (il existe aussi une plus petite boucle d’1h30), nous rentrons bredouilles… On est assez déçus du parc. On pensait apercevoir des animaux et des fleurs mais à part des arbres et un serpent (qui a valu une peur bleue à Adrien 😱), il n’y a rien de folichon… Mais rien n’est perdu, on espère toujours voir le quetzal ! On retourne donc au Ranchitos et on en profite pour boire un café en attendant l’oiseau roi.

Minute culture :

Oiseau somptueux dont la queue peut mesurer jusqu’à un mètre, le quetzal se caractérise par son plumage aux reflets bleus et verts. Autrefois, il était considéré comme l’oiseau roi pour les Mayas. Son surnom : « le serpent à plumes » à cause de sa longue queue.

Aujourd’hui, il est très difficile de l’observer (à priori, on aurait plus de chance de le voir au Costa Rica, ça tombe bien, c’est notre prochaine destination ! 😉). La légende raconte que ça serait le seul oiseau à se laisser mourir si on l’enfermait dans une cage. D’où la symbolique de la liberté pour les Mayas !

Malheureusement, ce n’est pas notre jour de chance. Nous ne verrons pas le quetzal. Pour nous consoler, on décide de faire une crêpe party le soir ! 😋

Un bol d’air frais à Lanquin

Nous prenons maintenant la direction de Lanquin et des fameuses cascades de Semuc Champey. Certains le font à la journée depuis Coban mais cela fait beaucoup de route : 6h AR. On a donc fait le choix de séjourner à Lanquin pour mieux en profiter.

Depuis Coban, il faut prendre un collectivo (départs réguliers du terminal indiqué sur maps.me) et cela coûte 25 QTZ/personne et 2h30 de route. Celle-ci est d’ailleurs très belle : on passe dans de nombreux petits villages avant de s’enfoncer dans des montagnes recouvertes de forêts de pins ! La ville est réputée pour ses grottes et pour être le point de départ idéal pour les cascades.

En arrivant à l’hôtel « El Retiro », on découvre un grand espace commun au bord d’une rivière et quelques cabanes en bois et leur hamac. On s’y sent très vite bien ! On profite de l’après-midi pour faire une session tubbing le long de la rivière. Ça tombe bien, l’hôtel en propose pour seulement 50 QTZ/personne. Le principe est simple : on se laisse aller sur une grosse bouée le long de la rivière. De temps en temps, quelques rapides rajoutent un peu de piquant à l’activité, parce que oui, il faut bien l’avouer, c’est quand même un bon truc de feignasse ! Mais on aime ça ! 😂

On se laisse porter par le courant et on admire le paysage. C’est superbe ! Avec nous, David Lopez. À ce moment, on ne le connaît pas mais on apprend vite qu’il est écrivain et qu’il a reçu le prix Inter 2018. La classe non ?

On passe le reste de l’aprem au bar de l’auberge. On s’affronte au billard puis au ping-pong et les gars font même une partie de foot-volley (je ne connaissais pas le concept) contre un couple d’Allemands.

Le lendemain, c’est LA journée. On se rend aux célèbres cascades de Semuc Champey, lieu incontournable lorsqu’on visite le Guatemala.

On a décidé de ne pas le faire avec un tour pour avoir le temps que l’on veut sur place.

Une heure de route cabossée et 25 QTZ/personne plus tard, nous arrivons à l’entrée du site (50 QTZ/personne). Situé à seulement une dizaine de kilomètres de Lanquin, le site se fait pourtant désirer. Entassés avec une quinzaine de guatémaltèques à l’arrière d’un pick-up, la route nous paraît interminable !

On commence la visite par le mirador, accessible après une demi-heure de grimpette. D’en haut, la vue est époustouflante ! On peut voir les piscines naturelles d’eau verte turquoise qui se succèdent dans une végétation luxuriante. C’est tout simplement sublime !

On reste un bon moment ici avant de redescendre vers les piscines pour en profiter. On passe alors devant le « sumidero », cet endroit où la rivière disparaît totalement pour s’enfoncer sous les pierres et réapparaître quelques mètres plus loin.

Quelques mètres plus bas, on aperçoit l’eau limpide des piscines naturelles. La plupart des touristes s’arrêtent aux premières piscines mais il est tout à fait possible de descendre encore un peu pour se retrouver seuls. Malgré sa fraîcheur, la couleur de l’eau incite à y plonger. En prime, les petits poissons qui viennent nous nettoyer les peaux mortes des pieds ! 😂 Alors, on n’est pas bien là ?

Le soir, les garçons tentent tant bien que mal de trouver un resto dans Lanquin. Peu ou pas de choix dans cette ville assez morte, il faut le dire ! Ils finissent finalement dans le « Starbucks » du coin qui fera l’affaire.

Visite d’une finca de café près de Coban

De retour à Coban pour notre dernière journée, on se rend dans une finca de café.

La coopérative « Chicoj » est située à 20 minutes en collectivo de Coban (3 QTZ/personne, un prix qui nous plait bien ! 😉).

En arrivant, on découvre une grande plantation de plus de 150 hectares ! Walter, notre guide, nous explique l’histoire du café guatémaltèque, importé par les Jésuites au XIXe siècle.

Aujourd’hui, 80% de la production est exportée mondialement. Les Guatémaltèques boivent en réalité très peu de « bon » café. Comme la plupart des aliments à la mode en Occident, les meilleures récoltes sont exportées (on retrouve la même chose avec le quinoa en Bolivie).

Minute culture :

Au Guatemala, on ne cultive que de l’arabica (contrairement au Vietnam, Colombie ou en Afrique).

On fait le tour du propriétaire en passant par les plantations de café. Walter nous explique qu’ils plantent des bananiers pour donner de l’ombre au café et que les grains donnent du jus, ce qui améliore sa qualité.

On termine avec « l’usine » dans laquelle les grains de café sont séchés. Certains, les moins qualitatifs (vous savez, ceux qui donnent le Nescafé ? 😂), sont mis à sécher sur une grande bâche au soleil, d’autres, les plus qualitatifs, sont enfermés dans une énorme cuve chauffée à plus de 80 degrés.

Bien qu’un poil chère (75 QTZ/personne), la visite est très intéressante ! On termine le tour en dégustant 3 types de café filtres de 3 façons différentes. En fonction de chacune d’entre elle, ce n’est pas la même manière de torréfier les grains ni de les chauffer. On tente la manière japonaise (la préférée des garçons, d’ailleurs Adrien se met en tête d’acheter la même machine en rentrant en France 😂), allemande et australienne. « Alors déçus les garçons ? » Eh bien non ! Le café est plutôt bon (pour une fois) et on passe un très bon moment !

Avant de rentrer, on passe par la boutique de la coopérative : café, porte-monnaie, boucles d’oreilles, marque-page… On fait le plein ! 😉 Autant soutenir ce genre de projet coopératif : ça nous permet d’avoir un souvenir de ce bon moment tout en les aidant financièrement !

Sur le chemin du retour, faute de collectivo, on fait du stop. Un camion de bananiers nous prend gentiment et nous ramène au prochain village. En descendant du pick-up, on entend une voix française qui propose de nous raccompagner à Coban. Improbable ! On tombe sur une Française venue s’installer au Guatemala ! 😲 Laure nous explique qu’après avoir rencontré son mari au Pérou, elle est venue le rejoindre au Guatemala. Ensemble, ils ont ouvert un restaurant à Coban (apparemment réputé et conseillé dans le Routard 😉). Encore une belle rencontre, impromptue.

Pour notre dernière soirée à Coban, on se lâche et on décide de cuisiner un gratin de pommes de terre, carottes, courgettes, oignons et œufs. Un petit régal dégusté autour d’une partie de Monopoly ! 😊 (Chiquito nous a mis la pâtée).

Tips :

    • Pour vous rendre au Biotope du quetzal, il existe un bus par heure depuis Coban. RDV au terminal de bus « Monja Blanca », à 10 minutes à pied de l’auberge. Le trajet vaut 15 QTZ/personne et dure une heure. Demandez à vous arrêter au biotope. Pour être sûr d’apercevoir le quetzal (c’est pour ça qu’on vient ici), on vous conseille de prendre une nuit au Ranchito, une auberge qui prétend le voir tous les jours ! Vous aurez peut-être plus de chance que nous ! 😉
    • Pour vous rendre à Lanquin depuis Coban (et vice-versa), il faut prendre un collectivo au terminal pour 25 QTZ/personne. 2h30 de route.
    • À Semuc Champey, des casiers sont mis à disposition des touristes pour laisser leurs affaires le temps d’une trempette. En revanche, pensez à ramener un cadenas !
    • Peu ou pas de restos à Lanquin, préférez prendre vos repas dans votre hôtel !
  • Pour vous rendre à la finca de café Chicoj depuis Coban, RDV au terminal de bus et demandez la finca. Ils connaissent et vous arrêteront à bon port. 3 QTZ/personne pour 20 minutes de route.

Bonnes adresses :

    •  « Casa Tenango » : très bonne auberge à Coban, située près des terminaux de collectivos. Le proprio est adorable et saura répondre à toutes vos questions ! Accueillant, souriant et toujours prêt à rendre service ! Eau chaude et super cuisine en prime ! 😉
  • « El Retiro » : superbe auberge perdue en pleine végétation au bord de la rivière. Chaque bungalow a sa petite terrasse aménagée avec un hamac et une vue sur la rivière. On a adoré se prélasser dans le grand espace commun : canapé, billard, ping-pong, jeux de société. Tous les soirs, un buffet différent (guatémaltèque, italien…) et tout le monde dîne sur les grandes tables partagées.