belize

Hopkins, au cœur de la culture garifuna

Nous quittons Caye Caulker dans la matinée pour nous laisser le temps d’arriver avant la nuit à notre prochaine étape : Hopkins. Bien que le pays soit petit, les trajets se font en bus locaux, les fameux « chicken bus » et cela rallonge considérablement les distances !

Arrivés vers 11h30 à Bélize City, en pleine journée donc, la ville ne nous semble pourtant pas plus sûre que lors de notre dernier passage… C’est la première fois depuis le début de notre tour du monde que l’on ressent un tel sentiment d’insécurité. En apparence, rien d’alarmant et pourtant l’ambiance est pesante. Des hommes nous interpellent, nous dévisagent. Il y a peu ou pas de femmes dans les rues. Heureusement, nous atteignons la station de bus en moins de 15 minutes. Le terminal de l’une des plus grandes villes du pays est lui minuscule. Cela montre bien le développement du pays.

Nous montons dans notre premier « chicken bus ». Il s’agit en fait des anciens bus scolaires américains, réhabilités et repeints aux couleurs du pays ! On passe par les villes de Belmopan (la nouvelle capitale) et de Dangriga. Elles n’ont pas l’air d’être d’un grand intérêt, on est contents de ne pas s’y arrêter ! 😋 Nous arrivons à l’embranchement d’Hopkins au bout de 3 heures de route. D’ici, il faut encore prendre un taxi pour arriver jusqu’au village (5 $BZ/personne). Des locaux attendent à « l’arrêt de bus », on se demande depuis combien de temps ils sont là ! 😂

Hopkins est un petit village de pêcheurs, situé en bord de mer et dessiné par seulement 2 rues ! Le tour est donc vite fait mais l’ambiance nous plait bien. Ici, tout le monde se dit bonjour, locaux et touristes ! On retrouve aussi les maisons colorées en bois, si caractéristiques de la côte caribéenne. Hopkins, c’est aussi l’un des fiefs de la culture garifuna, des Noirs Caraïbes. On remarque d’ailleurs depuis notre arrivée au Belize que la population a la peau très foncée, beaucoup plus que les latinos des pays voisins. Leur origine remonte au XVIe siècle, lorsque les navires espagnols, chargés d’esclaves provenant d’Afrique, ont fait naufrage dans les Caraïbes. Au fil des siècles, ces populations se sont dispersées jusqu’au Bélize.

Le lendemain, on décide de nous rendre au Cockscomb Bassin Sanctuary par nos propres moyens, les tours organisés étant hors de prix (autour de $80/personne !!). En voulant faire du stop, on tombe sur un chauffeur de taxi qui propose de nous emmener jusqu’à l’entrée du parc pour 20 $BZ. On accepte ayant peur de galérer par la suite. 50 minutes plus tard dont 30 sur une piste bien cabossée, nous arrivons à la première réserve naturelle au monde consacrée aux jaguars. Et c’est d’ailleurs pour ça qu’on est là ! On rêve d’en voir ! Il paraît qu’on peut les croiser sur les chemins de rando ! La réserve abrite également des pumas, des tatous, des tapirs et de nombreux oiseaux. En arrivant au Visitor’s Center, on s’acquitte du droit d’entrée (10 $Bz/personne) et un guide nous explique tous les circuits de randonnées possibles. On opte pour celui qui offre le plus de chance de voir les animaux (le Wari Loop qui part sur la droite de la cabane). C’est parti pour 2H30 de marche au travers de la forêt à la recherche du fameux jaguar ! La balade est assez plate, en pleine forêt. Au moindre bruit, on s’arrête, on est aux aguets, on cherche dans les branchages mais rien. Pas de chance pour nous, nous n’avons vu AUCUN animal… Pour se consoler, on décide de pique-niquer sur un banc près d’une piste où des touristes ont aperçu un jaguar se dorait la pilule au soleil 4 jours plus tôt.

Mais on ne perd pas espoir et on enchaîne avec une autre petite randonnée d’une heure AR pour aller observer une cascade (le Waterfall Trail). Encore une fois, la rando est sympa mais on va être honnête, ça ne casse pas 3 pattes à un canard ! On est même un peu déçus de la réserve. On avait lu des commentaires dithyrambiques sur Tripadvisor mais nous, on est restés sur notre fin…

Heureusement, cette petite sortie en forêt ne nous aura pas couté si cher puisqu’on trouve un couple d’Américains pour nous raccompagner à Hopkins ! 😉

Pour bien terminer la journée, on se pose dans un café sur la plage pour prendre un verre et profiter de la vue. On n’est pas bien là ? 😊

Tips Hopkins :

  • Bus Bélize City-Hopkins : 3 heures de route pour $BZ 14/personne. A l’embranchement, il faut encore rajouter $BZ 5/personne pour le taxi !
  • Cockscomb sanctuary : évitez de passer par une excursion hors de prix ! Si vous avez une voiture, c’est parfait sinon en taxi ou en stop ! Il n’y a malheureusement pas de bus public qui y passe. Si vous prenez un taxi, demandez-lui bien de vous laisser au Visitor’s center et non au Maya center, situé 7km plus loin.