sri lanka

En plein cœur du Sri Lanka : Adam’s Park, Ella & Haputale

Ascension de l’Adam’s Peak

Après un court arrêt à Kandy, nous reprenons la route… en train cette fois ! Nous en avons beaucoup entendu parler avant d’arriver au Sri Lanka. Plus qu’un simple moyen de locomotion, le train cinghalais est une attraction en soit tant les paysages traversés sont grandioses !

Nous n’avons pas pu acheter les billets à l’avance, ils se vendent seulement le jour même. On est donc sur le front tôt le matin pour tenter d’avoir des places en 1ère classe et être sûrs d’être assis. Pour 1000 Rp/personne (5€/personne), c’est la garantie de profiter pleinement du voyage !

Et la promesse est au RDV, les paysages qui défilent sous nos yeux sont magnifiques, on passe de petits villages aux plantations de thé. Une vraie bouffée d’air frais !

Nous arrivons en gare de Hatton après 2 heures de trajet. De là, il faut sortir à droite de la gare, traverser le pont et prendre à gauche pour atteindre la station routière. C’est un peu le bordel en arrivant (on commence à avoir l’habitude avec les gares du Sri Lanka ! 😂), il suffit de dire votre destination et on vous dirige très rapidement vers le bon bus. La fréquence étant assez élevée, il est facile de partir aussitôt arrivés. Une heure de route au milieu des plantations de thé nous attend, l’émerveillement continue ! Après un changement à Maskeliya, on arrive enfin à notre destination finale : Dhalousie, village au pied de l’Adam’s Peak. Un trajet quelque peu épique ! 😂

Minute culture : Adam’s Peak ou de Pic d’Adam est un lieu de pèlerinage pour 4 religions et donc un lieu unique au monde. Pour les Chrétiens et les Musulmans, la grande empreinte de pied qui se trouve à son sommet correspond au pied d’Adam, pour les Bouddhistes c’est le pied de Bouddha et pour les hindouistes c’est le pied de Shiva.

On est en novembre et la saison des pluies frappe le nord et l’est du pays. Malheureusement pour nous, la pluie ne nous lâche pas depuis notre arrivée au Sri Lanka, et ce n’est pas faute d’avoir choisi les bonnes régions ! Quand nous allons nous coucher, à 21h, il pleut des cordes depuis plus de 4 heures… On met quand même le réveil à 3h du matin, on verra à ce moment-là ! Ça serait dommage de ne pas faire l’ascension après tout ce périple pour y arriver !

Quand les premières notes du réveil sonnent, la motivation n’est pas au top mais il ne pleut plus. Il fait nuit noire dehors et les premiers pèlerins s’aventurent sur le sentier. Il est temps de sortir du lit et de s’habiller chaudement pour commencer l’ascension. Heureusement, notre hostel est situé en face du sentier (une aubaine comparé à ceux qui ont pris un hôtel à 20 minutes de pied du centre-ville) ! 😊

C’est parti pour 1h30 de montée : armés de notre lampe frontale (enfin surtout la torche de nos téléphones), on avale les marches les unes après les autres. Plus de 5000 marches AR au total ! La dernière demie-heure est la plus difficile : les marches deviennent de plus en plus hautes et on est obligés d’y aller à la queue-leu-leu.

5 heures du matin, nous arrivons au sommet. Les premières lueurs du soleil dévoilent un panorama à couper le souffle (dans tous les sens du terme ! 😉). Nous avons une vue à 360 degrés sur la nature environnante. C’est superbe ! C’est précisément dans ce genre de moment que l’on sait pourquoi on fait un tour du monde, pourquoi on a pris 3 moyens de transport pour arriver en bas, pourquoi on s’est réveillés à 3h du matin, pourquoi on a gravi plus de 2500 marches ! C’est beau et on contemple le paysage. 😊 Albane s’offre un petit thé pour se réchauffer et agrémenter ce souvenir précieux.

Il est 6h30 quand nous commençons la descente. Il fait bien jour maintenant et nous découvrons l’intégralité des marches montées à l’aller ! Les courbatures seront nos copines dans les prochains jours, c’est sur ! 😋

On se dépêche de petit-déjeuner pour attraper le bus direct de 9h pour Hatton ! De là, nous reprenons le train pour Ella, en seconde classe cette fois (200 Rp/personne) ! C’est bondé quand nous montons… c’est parti pour 4 heures de trajet debout ! Dur dur après l’ascension de l’Adam’s Peak ! On dormira bien ce soir ! 😃 Ce qui nous redonne la pêche, c’est le paysage. Littéralement pendus aux portes (ouvertes) nous avons pu admirer les plantations de thés, les travailleurs, les écoliers qui nous faisaient coucou, les cascades… Bref la vie sri lankaise ! Le paysage jusqu’à Ella est réellement exceptionnel !

Tips Adam’s Peak :

Train Kandy-Hatton : 2 heures de trajet pour 1000 Rp/personne en 1ère classe
Bus Hatton-Maskeliya : 1 heure de route pour 60 Rp/personne
Maskeliya-Dhalousie : 45 minutes en collectivo pour 50 Rp/personne
Singbrothers GH : situé au pied de l’entrée du sentier de l’Adam’s Peak, c’est le parfait rapport qualité-prix (2400 Rp/chambre)! Une bonne literie (pour les quelques heures de sommeil), petit dej inclus et possibilité de dîner le soir (indispensable car très peu de restaurants sur place !)
• L’ascension est gratuite mais une donation (facultative) peut être demandée au début du sentier

Sur les hauteurs du pays : Ella & Haputale

En arrivant à Ella, ville perchée à plus de 1000m d’altitude, nous sommes assez étonnés du développement touristique de la ville. On a encore jamais vu ça au Sri Lanka ! Les restaurants, les bars, les boutiques de souvenirs et les salons de massage s’enchaînent de chaque côté de la route principale. Bien moins authentique que le reste du pays, on profite tout de même des adresses sympa de la ville !

Le lendemain, sans surprise, nos muscles sont quelques peu endoloris. On décide donc d’y aller molo et de commencer la journée par un brunch (depuis combien de temps n’en avons-nous pas mangé ?!) ! 😃 C’est donc le ventre plein qu’on se dirige vers le Little Adam’s Peak. En 45 minutes depuis le centre-ville, nous atteignons le sommet. Une balade comparée à l’ascension de la veille ! Mais la vue d’en haut est tout aussi impressionnante ! On aperçoit les nombreuses plantations de thé de la région.

On redescend ensuite à pied vers le Nine Arch Bridge (le chemin est plutôt bien indiqué). Ce spot est l’un des plus photographiés du pays, et pour cause ! Lorsque le train passe sur ce pont perché à plusieurs mètres de hauteur, c’est un décor de western qui s’installe ! De notre côté, c’est abrités sous un arbre que nous attendons le passage du train… il pleut… encore !

On rentre trempés à notre auberge, accompagnés de plusieurs sangsues accrochés à nos chaussures ! Beurk !

Une bonne douche nous fera le plus grand bien mais c’est sans compter les coupures d’électricité au Sri Lanka. Alors que je suis sous le pommeau, à poil donc, les cheveux entremêlés de shampooing, l’eau s’arrête. J’attends un peu mais rien ne se passe ! 😂

C’est Christophe qui trouve heureusement la solution. N’essayez pas de comprendre mais il fallait actionner un autre robinet pour que l’eau coule à nouveau dans la douche ! Ouf, je vais pouvoir me rincer ! Ahhh le voyage, que de péripéties ! ❤️

Notre deuxième journée à Ella est consacrée à la visite des plantations de thé. Pour cela, nous négocions un tuk-tuk pour la journée (3000 Rp), évitant ainsi de prendre le bus et le train. Au programme : Lipton seat, balade à pied dans les plantations de thé et visite de l’usine Lipton à Haputale.

Minute culture : Troisième producteur de thé au monde, après la Chine et l’Inde, le Sri Lanka doit la renommée de son thé à Sir Lipton. L’histoire remonte à la fin du XIXème siècle, lorsque que les Anglais durent trouver une culture alternative au café suite à la concurrence accrue du Brésil et une maladie qui terrassa tous les champs du pays. Jusqu’alors, ils importaient leur thé de Chine. Ils eurent donc l’idée de remplacer le café par le thé. Une culture qu’ils ont su commercialiser avec succès, notamment grâce à Thomas Lipton (de la fameuse marque de thé) qui décida de rendre le thé accessible à tous, même aux plus démunis.

Nous décidons de nous rendre en tuktuk en haut du Lipton Seat (une bonne heure de route depuis Ella) et de redescendre à pied, au milieu des plantations de thé (on vous conseille vivement cette version). Notre chauffeur ne comprend pas bien l’intérêt mais accepte de nous retrouver à l’usine de Lipton pour la visite.

Dominant à 360° des plantations de thé à perte de vue, ce point de vue était le préféré de Sir Lipton, celui même qui développa la culture du thé dans la région au point de le démocratiser dans le monde entier. On prend le temps de s’imprégner de la sérénité des lieux puis on entame notre descente au cœur des plantations de thé. Sur le chemin, nous avons la chance d’observer les « pluckers » à l’œuvre.

Ce travail de cueillette est réservé aux femmes tamoules, un peuple qui a subi de nombreuses répressions au Sri Lanka. Elles récoltent tous les jours plus de 20kg de feuilles de thé qu’elles remplissent dans des grands sacs portés sur le dos et maintenus par un bandeau frontal. Elles sont payées au poids de leur récolte quotidienne, donc autant vous dire qu’elles ne chôment pas ! Les contremaîtres, exclusivement des hommes, ne sont pas bien loin. L’inégalité est palpable. Car ce tableau, si photogénique soit-il, ne doit pas faire oublier la condition de ces femmes au travail pénible et au salaire extrêmement bas.

Les plantations s’étendant à perte de vue, c’est sublime ! Elles sont organisées en terrasse, tout comme les rizières en Asie, pour profiter du système d’irrigation.

Après plus d’une heure de descente, on arrive à l’usine Lipton de Dambatane. Pour 250 Rp/personne, on peut la visiter mais sans prendre de photos ! Elle fût la première de Thomas Lipton. Depuis 1890, elle reste en activité. C’est une véritable fourmilière qui ronronne aux sons des différentes machines qui sèchent, découpent et trient les feuilles de thé. Les effluves amères des feuilles de thé embaument l’atmosphère. À l’étage, de longues cuves les accueillent pour être fermentées, c’est ici que l’odeur nous imprègne totalement. Partout, des monticules de poudre de thé jalonnent le parcours. Les tris successifs donnent plusieurs qualités de thé qui seront consommés ici comme à l’autre bout du monde.

Après cette journée riche en découvertes, nous rentrons sur Ella pour notre dernière soirée. Ces moments au cœur des plantations de thé resteront gravés dans nos esprits tant par la beauté des paysages que par l’histoire de cette boisson si communément consommée.

À la rencontre des éléphants du Sri Lanka

Après 3 jours sur les hauteurs du pays, nous changeons de décor en nous dirigeant vers le sud pour un safari d’éléphants ! N’ayant pas d’infos précises concernant les horaires de transport, on décide de se lever tôt pour attraper un bus qui pourrait nous rapprocher de notre prochaine étape : Uda Wallawe.

Coup de bol, un bus passe dans les prochaines minutes, juste le temps de commander un « roti » banane/chocolat, sorte de wrap Sri lankais. Un délice ! 😋

Le bus nous dépose à Wellawaya. De là, nous enchaînons avec un autre bus jusqu’à Uda Wallawe.

Ne sachant pas l’heure de notre arrivée, nous n’avons rien réservé à l’avance. Mais rapidement le gérant de notre hostel nous propose de faire le safari avec lui, accompagnés de 2 autres couples. Nous avions vu de bons commentaires sur leur safari (c’est aussi pour ça qu’on est passé par cet hôtel), nous sautons donc sur l’occasion ! Pour 4400 Rp/personne, nous partons pour plus de 4 heures de safari à la rencontre des éléphants sri lankais ! 😊

À 16h, nous montons dans le Jeep et faisons connaissance avec nos compagnons de safari. Nous ne sommes pas tous seuls sur ce créneau, les voitures se suivent le long de la route mais une fois dans le parc, elles se répartissent bien et on ne se sent pas gênés par la foule. Rapidement, le chauffeur-guide s’arrête au niveau d’une famille d’éléphants. Ils sont plusieurs, parents et bébés, à mastiquer de l’herbe.

Au fur et à mesure du safari, nous croisons d’autres éléphants mais aussi des buffles, des paons (dont un qui fait magnifiquement la roue ! C’est impressionnant), des colibris, des singes, un jungle cat, des caméléons et pas mal d’oiseaux dont on ne se souvient plus des noms ! Mais jugez plutôt grâce aux photos ! 😉

Le safari s’est arrêté un peu plus tôt que prévu, à cause de la pluie ! Eh oui, toujours elle ! Grrr

En tout cas, c’est un bon safari que l’on vous conseille car le volume de fréquentation est acceptable (en tout cas en novembre) et le prix abordable. Les chauffeurs étaient plutôt respectueux des animaux et se garaient à distance pour ne pas trop les perturber.

Nous avons choisi de faire ce safari à Uda Wallawe et non à Yala car on avait eu des mauvais échos de ce parc, très touristique ! En revanche, il y a peut-être plus de chance de voir des léopards là-bas ! 😊

Après un très bon curry préparé par les soins de notre hôte, nous nous dirigeons le lendemain matin vers l’ETH (Éléphant Transit Home) d’Uda Wallawe. Cet orphelinat d’éléphanteaux recueille les animaux abandonnés par leur maman, les nourrit et les aide pour leur réhabilitation dans le milieu sauvage. Un organisme qui prend soin des animaux, sans maltraitance ! On a pu assister au « milk feeding » du matin. Une belle expérience pour seulement 500 Rp/personne !

On se retrouve pour notre prochaine étape, les plages du sud !  Une véritable parenthèse enchantée de 4 jours ! 🙂

Tips Uda Wallawe :

  • Trajet Ella-Uda Wallawe : pas de bus direct. Il faut changer à Wellawaya. Pas d’horaires fixes mais il semble y en avoir plusieurs dans la journée !
  • Safari : la plupart des guesthouses proposent des safaris. Le plus simple est de passer directement par elles. Il est possible de faire le safari tôt le matin ou en fin d’après-midi.
  • Peu ou pas de restaurants à Uda Wallawe, le mieux est de dîner à votre hôtel !
  • Pas de distributeur dans la ville, prévoyez du cash pour payer le safari et les transports !

Bonne adresse Uda Wallawe :

  • Hotel Green Park : 3160 Rp/chambre avec petit dej inclus. L’hôtel est situé dans une rue calme, entouré de verdure. Le responsable est adorable et la cuisine très bonne et à prix abordable ! On recommande à 100% !